| Influences – musique et films - |
Discographie |
Je
vais vous présenter ici l'histoire des Creedence, de la création de "The
Blue Velvets", jusqu'à leur séparation où chacun continua en solo.
Après
neuf ans de galères, leur situation financière connait enfin une embellie, à
tel point que Tom peut démissionner de son travail et que le groupe peut louer
un local pour se consacrer pleinement à la musique.
En 1967, un des cadres de Fantasy, Saul Zaentz,
rachète la maison de disques. Plus en phase avec la jeune scène rock que
son prédécesseur, il pressent le potentiel des Golliwogs et leur promet
d'éditer un album à condition qu'ils rebaptisent leur groupe. Très vite, les
quatre compagnons choisissent un nom inhabituel composé de la juxtaposition de
trois termes sans signification apparente : « Creedence Clearwater
Revival » (foi, eau-claire, renaissance). Chacun de ces mots a été choisi
en réalité pour une raison bien précise :
« Creedence »
est un clin d'oeil à un ami de John Fogerty : Credence Nuball ;
« Clearwater »
est une référence à un slogan dans une publicité télévisuelle de l'époque
vantant une marque de bière mais marque aussi, et surtout, leur engagement
écologique ;
et « Revival » pour conjurer leur passé
de Golliwogs et pour indiquer leur nouvelle orientation musicale : les
racines du blues.
Pendant ces années
de gloire, nous pouvons évoquer deux albums qui sont restés très bien
classés aux chartes américains comme celui comportant le titre Susie Q, très
originalement appelé "Creedence Clearwater Revival", qui
s'écoulera rapidement à plus d'un million d'exemplaires et restera classé un an
et demi dans le hit parade américain. Il y a également l'album Proud Mary
qui a connu un succès fulgurant et qui a également été vendu à plus d'un
million d'exemplaires. Tous les singles du groupe sont composés par John
Fogerty et portent la marque de son génie imaginatif. De plus, avec le
disque Green River, ils obtiennent 3 nouveaux hits, Bad Moon Rising, Green
River ainsi que Lodi.

Néanmoins,
lors de leur passage à Woodstock, ils préparaient déjà leur quatrième
album 'Willy and the Poor Boys qui sortira à peine 3 mois après le précédent.
De cet album, 2 titres vont être sortis en single : Down on the Corner et
Fortunate Son.
En janvier 1970, ils sortent un
double avec les titres Travelin' Band et Who'll Stop the Rain. Ce dernier a été
inspiré par leur prestation à Woodstock. De retour dans les studios au
printemps, ils enregistrent Cosmo's Factory qui sera considéré par les
critiques comme leur meilleur album. Celui-ci va d'ailleurs rapidement se classer
en première position des ventes, ainsi que certains singles : Up Around The
Bend (n°4), Lookin' Out My Back Door (n°2) ...
En 1970, CCR est établi comme le
groupe américain de rock ayant eu le plus de succès en termes de chiffres de
vente et de résultats au box-office. En une dizaine d’années, ils ont donc
démontré quelle ascension rapide et impressionnante ils étaient capables d’assumer
! Le groupe part pour une longue tournée
aux quatre coins des Etats-Unis mais aussi de l'Europe.
Même si
l'album atteint des chiffres de ventes respectables (il sera certifié disque
d'or dès décembre 1971), il est moins inventif, moins dense que ses
prédécesseurs ; le soin apporté par John Fogerty à la production des
morceaux cache mal ses défaillances et témoigne du malaise ambiant.
CCR, amputé d'un de ses membres, entreprend en trio une tournée
mondiale dont sortira un disque, fin 1973, Live In Europe.
Pour ce qui suit, la fin n’est pas bien joyeuse :
John Fogerty édite son premier album solo, Blue Ridge
Rangers sous le label Fanatasy Records, qu'il quitte rapidement pour
rejoindre l'écurie d'Asylum Records.
Tom Fogerty, quant à lui, tente de faire carrière, sans grand succès. Il
sortira tout de même trois 33 tours ainsi qu'un single, Joyful
Resurrection, en collaboration avec Doug Clifford et Stu Cook, où il
décrit son espoir d'une reformation de CCR. Ses maux de dos le conduisent à
l'hôpital pour subir une opération au cours de laquelle du sang contaminé par
le VIH lui sera transfusé. Il meurt le 6 septembre 1990 d'une tuberculose corrélative
à la maladie, enterrant avec lui tout espoir de reformation du groupe.
Doug Clifford et Stu Cook prennent une retraite dorée
entrecoupée de collaborations épisodiques, notamment pour l'éphémère projet «
Don Harrison Band » en 1977. En 1995, ils se réunissent à nouveau pour
former un groupe nommé Creedence
clearwater Revisited.